En 2002, 64 artistes argentins et 7autres latino-américains, ont participé, à Paris,
à une exposition de solidarité avec les Assemblées de Quartier de la ville de Buenos Aires.
Les Assemblées de Quarriter de la ville de Buenos Aires sont nées dans la tourmente du "Cacerolazo"
(concert de casseroles), la révolte pacifique argentine de décembre 2001.
Le 19 et 20 décembre 2001, "ce furent des grands événements historiques. Une société en colère,
indignée mais incroyablement pacifique exigeait la démission du gouvernement élu deux ans
auparavant avec 48% des suffrages. Pour la première fois dans toute l'histoire argentine,
c'était une révolte civique et pas un coup d'Etat militaire. La société argentine a exercé
d'une façon créative et spontanée un droit élémentaire en démocratie, celui de pétitionner
et d'exiger la démission d'un gouvernement qui avait trahit de façon flagrante le pacte républicain." (1)
Les Assemblées de Buenos Aires tentaient depuis plusieurs mois "d'assurer les besoins fondamentaux de
chaque quartier : aide aux écoles et aux hôpitaux, organisation de soupes populaires, réinsertion de
jeunes chômeurs, aide aux personnes âgées, prise en charge des usines abandonnées… Partout des voisins
ont décidé de se réunir et d'exercer ainsi une démocratie directe face à la faillite des structures
institutionnelles qu'elles soient économiques, politiques, sociales et culturelles." (1)
L'exposition, qui a eu lieu à la Maison de l'Amérique Latine, est organisée par L'Observatoire de l'Argentine
Contemporaine, une jeune association qui "réunit des spécialistes de la société argentine dans tous les
domaines des sciences humaines et sociales". (1)
Les organisateurs expriment leur "espoir d'une ère nouvelle créant les jalons d'une démocratie participative"
en Argentine. Ils sont "persuadés que la créativité argentine peut libérer un flux novateur sur le terrain de
la politique et du social". (1)
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